Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 08:00

Pour ceux qui lisent ce blog régulièrement, vous vous souvenez peut-être que dans mon post de bonne année j'avais mentionné un projet "d'un genre différent" qui n'était ni un voyage ni un bébé. Ce projet est désormais bien avancé et il est temps d'en parler sur ce blog (un peu de pub ne peut pas faire de mal!).

Donc voilà, nous nous sommes lancés dans la grande aventure de créer une entreprise ici à Vancouver dans l'espoir de "conquérir" les papilles gustatives du Nord-Ouest Pacifique (la région de Vancouver pour l'instant, soyons modestes) au moyen de pâtisseries françaises bien de chez nous: macarons, canelés de Bordeaux, brioches, chouquettes, flans pâtissiers et, un peu plus tard, lorsque nous aurons l'équipement adéquat, croissants, pains au chocolat et aux raisins, et autres viennoiseries.

Il faut dire que les pâtisseries françaises à Vancouver, c'est une denrée rare, et les bonnes pâtisseries qui ont l'aspect et le goût de celles de chez nous, ça l'est encore plus!

caneles-fiche-produits1.jpg

 

Monter une entreprise ici, sur le plan strictement administratif, c'est très simple (en gros, comme le statut d'auto-entrepreneur en France) et on paie beaucoup moins d'impôts (enfin, nous évidemment, on en paie pas du tout encore).Le plus prise de tête, ça a été les services d'hygiène publics pour obtenir toutes les autorisations (faut s'y retrouver dans les arcanes de la bureaucratie).

Nous bénéficions du soutien gouvernemental en matière de formation (David participe à un programme - en français s'il vous plaît, à Educacentre - qui s'appelle "Etre en affaires" pendant 2 mois 1/2) et financier (indemnité mensuelle en lieu et place d'une indemnité chômage). Pour les prêts bancaires, on n'a pas encore eu besoin de négocier mais on vous fera un petit topo là-dessus quand le moment viendra...

 

Pour l'instant, ça démarre pas mal, on prend nos marques dans la cuisine qu'on sous-loue et partage (avec "le roi du granola" si ça c'est pas la classe [NDLR: ici le granola c'est une sorte de muesli, pour faire simple, mais ça pourrait faire l'objet d'un article à part tellement c'est un concept à part entière à Vancouver]) et on se prépare activement à une "semaine de lancement" mi-avril. On aurait bien étalé les échéances mais il se trouve que plusieurs événements tombent à peu près en même temps (voire carrément le même jour) et ç'eût été dommage de manquer les occasions. Je ne sais pas si tout le monde s'est donné le mot pour tout organiser la semaine avant celle de Pâques (ici c'est le vendredi saint qui est férié et pas mal de gens prennent quelques vacances cette semaine-là) mais c'est l'impression que ça donne!

 

Bref, pour plus d'infos, ça se passe ici (tout en anglais pour l'instant mais la VF devrait être en ligne d'ici la fin du week-end, et en attendant vous pouvez toujours saliver devant les photos!): www.frenchmadebaking.com

  macaron2.jpg

 

Par Katy
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 03:32

Si la Saint Valentin en France vous gonfle, sachez qu'ici c'est encore pire... C'est presque devenu un mini-Noël pour certains et les marchands de cartes se frottent les mains. Dès que les décos de Noël des magasins sont enlevées, elles sont remplacées par des coeurs et toutes les déclinaisons possibles de rose et de rouge (j'avoue, j'y ai moi-même contribué dans le cadre du boulot et j'avoue que j'étais assez fière de l'allure de mon kiosk censé faire la promo de notre "concours de la Saint-Valentin").

Je vous l'ai déjà dit, je ne suis pas une grande romantique, en plus je n'ai jamais aimé la Saint Valentin (tous ces 14 février en célibataire c'est plutôt déprimant), et je ne me suis pas mise à aimer cette fête du jour au lendemain juste parce que j'avais quelqu'un avec qui la passer... Mon chéri et moi allons déjà suffisamment au resto pour ne pas nous y précipiter en même temps que tout le monde parce que "tu comprends, c'est la Saint Valentin alors il faut qu'on fasse quelque chose". Mais bon, soit, je comprends que certains puissent avoir envie de marquer le coup, chaque couple a son rythme et ses petits rituels. Non, ce qui m'a franchement gênée c'est quand une vague collègue qui travaille au siège et que je vois 3 à 4 fois par mois au bureau et aux fêtes d'entreprise m'a souhaité un "Happy Valentine's Day". Euh, ok, merci, c'est gentil: "Happy Valentine's Day too"... Certes, cette collègue est un cas un peu à part, déjà à Noël elle avait offert à tout le monde un album photo avec des photos de chacun à la fête de fin d'année de la boîte (bien sûr, personne n'avait prévu le coup donc c'était un peu gênant de ne rien lui donner en échange). Et toute la journée, on m'a demandé si j'avais prévu quelque chose et raconté ce que l'on avait prévu de son côté (rien de bien extravagant).

Le truc ici c'est que le conditionnement commence très tôt. Dès tout petits, les enfants sont habitués à recevoir des cartes et des petits cadeaux (qui, au fil du temps et de l'évolution de la société ont tendance à devenir plus gros) de leurs proches (parents, grands-parents) et camarades de classe. La Saint Valentin c'est la fête de l'amour mais pas forcément celui de Cupidon en fait (c'était pas assez politiquement correct de laisser les célibataires sur la touche? Ca part peut-être d'une bonne intention mais bon, ça surprend quand on vient de France...)

Un de mes collègues m'a ainsi appris qu'il avait dû acheter 28 petites cartes de Saint Valentin pour que sa fille distribue à chacun de ses camarades de classe (comme dans les séries TV américaines). Là encore, je me demande si le politiquement correct impose d'aimer tout le monde dans sa classe? Ca va leur faire un choc aux gamins quand ils vont débarquer au lycée et qu'ils vont se rendre compte que le monde est injuste, que Kelly la chef des pompom-girls est en fait vachement plus populaire que Brenda qui est tout juste bonne à garder le sac de ses copines pendant les boums et ne reçoit plus de carte de Saint Valentin que de ses parents... Pas romantique et cynique, ouais, je sais...  Je ne dis pas qu'il faut traumatiser les pauvres gamins dès la maternelle mais y'a peut-être un juste milieu non? Et en plus des 28 cartes, mon collègue a dû acheter 28 cupcakes pour la "Fête de Saint Valentin" de l'école (pas demandé en quoi consistait ladite fête mais j'imagine que cela consistait en un goûter géant).

Bon allez, c'est passé, on est tranquilles pour un an avant que ça revienne!

valentine.jpg

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 06:26

Allez, je sors un article des cartons. Ca me démange depuis un moment mais je n'avais pas pris le temps de l'écrire...
La première fois que la plume (ou plutôt le clavier) m'a titillé, c'était au mois de décembre. Quand j'ai lu un article, et le courrier des lecteurs qui a suivi, dans le journal à propos d'une école qui avait dit Fuck you au politiquement correct (pas en ces termes là bien sûr). L'objet de la polémique m'a laissée pantoise: la maman d'une élève a fait tout un pataquès et alerté la ville entière parce qu'elle trouvait que la présence d'un arbre de Noël dans l'école de sa fille était offensant vis-à-vis des non-Chrétiens... Il me semble que la dame était originaire d'Inde mais des écoles aux Etats-Unis ont reçu aussi des plaintes du même type donc je ne pense pas que l'origine ait quelque chose à y voir.

un arbre de Noël

D'après ce que j'ai compris, il n'y avait même pas un petit Jésus ou un âne sous le sapin, non, c'était juste un sapin, avec des guirlandes, un sapin de Noël (Christmas tree), quoi... Ah pardon, on me souffle qu'il faut dire un "sapin du temps des fêtes" (Holiday tree? Winter tree?). Bref, si certains ont cédé à la pression populaire et au politiquement correct, le directeur de cette école publique dont j'ai oublié le nom a décidé de garder son "Christmas tree" et j'avais trouvé ça bien.

 

Noël a tellement été vidé de son contenu Chrétien au fil du temps et de l'évolution de la société de consommation que célébrer cette fête et mettre des décorations "de Noël" est très loin, à mes yeux, de s'apparenter à du prosélytisme chrétien de toutes façons... En plus, comme d'hab', c'est le Christianisme qui a récupéré et s'est approprié des rites païens à la base donc on ne pourrait pas plutôt voir ça comme un retour aux sources et arrêter de faire ch*** le monde? Le Canada est suffisamment ouvert au multiculturalisme pour se permettre de garder quelques traditions de sa culture fondatrice...

 

Un autre truc qui m'énerve et m'inquiète, c'est l'acharnement de certains à vouloir réécrire le patrimoine culturel pour l'expurger de tout mot non "politiquement correct". En gros, dès que quelqu'un se sent "offensé" (et vous conviendrez qu'il y a un certain nombre de mots qui peuvent offenser tout un tas de gens, surtout ceux qui ont du mal avec les figures de style littéraire subtiles) et pousse des cris d'orfraie dans les médias, une armée de censeurs bien-pensants va réclamer la publication d'une version plus politiquement correcte, mettre un "bip" sur les mots interdits ou réécrire tout simplement des œuvres tombées dans le domaine public parce que l'auteur n'est pas là pour se plaindre alors pourquoi se gêner?

nullLa première fois que j'en ai entendu parler, c'était à propos du roman "Huckleberry Finn". Une nouvelle version va être publiée aux Etats-Unis pour tenter de "réintroduire" le livre dans les écoles. Parce que vous comprenez, il y a trop de mots "offensants" dedans, donc plutôt que d'éduquer les enfants au contexte historique, à la signification et la portée de ces mots, de leur expliquer les intentions de l'auteur, beaucoup d'écoles ont choisi de ne pas faire lire ce livre à leurs élèves. Ou alors de leur proposer une version édulcorée où "nègre" et été remplacé par "escalve" et "injun" (ça je sais pas comment c'est traduit dans la version française) par "Indien". Le professeur qui a édité la nouvelle version dit que quand il fait des lectures publiques et qu'il remplace le mot "nigger" par "esclave", son audience se sent plus à l'aise. Certes, mais c'était pas le but de Mark Twain de créer le malaise pour faire réfléchir? Un Mark Twain qui doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait demandé à ce que la personne qui avait changé la ponctuation de "A Connecticut Yankee in King Arthur's Court" soit exécutée sans même lui laisser le temps de dire une dernière prière (je ne sais pas s'il le pensait vraiment mais imaginez sa réaction à un charcutage de texte en règle!).

Plus récemment, et au Canada cette fois, c'est une auditrice de Terre-Neuve (pour info, les blagues "Newfies" sont l'équivalent des blagues belges chez nous mais là ce n'est pas une blague malheureusement), qui s'est plaint que les paroles de "Money for nothing" de Dire Straits étaient "offensantes" pour la communauté gay car le chanteur utilise à plusieurs reprises le mot "faggot" (PD): "That little faggot’s got his own jet airplane", "That little faggot, he’s a millionaire". Le CBSC (CSA canadien) n'a rien trouvé de mieux à faire que de donner raison à la dame et d'interdire d'antenne toute version non censurée (il en existe une plus courte, sans ces paroles)... Il y a peut-être d'autres problèmes, à la TV notamment, à régler avant de commencer à interdire le mot "faggot" non? (sauf si ladite chanson invite à la violence envers les fags bien sûr). Et sinon, c'est bien d'interdire une chanson "trop violente envers les femmes" (Boyz in the 'Hood) mais à quand une interdiction du mot "bitch" tout court? Je devrais peut-être appeler le CBSC moi aussi la prochaine fois que je regarde MTV...

 

Allez, un ptit Dire Straits à fond en lisant du Mark Twain non censuré pour profiter tant qu'il est encore temps? Et avec un verre de vin tiens, avant que ça aussi ça ne soit interdit...    

 

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 15:10

Alors que je me préparais à écrire ce que je pensais être le traditionnel article de bonne année, je me suis rendue compte, en cherchant celui de l’année dernière pour voir, que je n’en avais en fait pas écrit… Voici donc le billet bisannuel de début d’année. Je vous la souhaite bien bonne! Du bonheur, la santé, le succès dans ce que vous entreprenez et un peu de sous parce que même si ça ne fait pas le bonheur, ça aide… 

J’aurais bien fait une rime mais on a cherché avec David et les seuls mots qu’on a trouvés rimant avec 2011 sont « bronze » et « gonze » (il y a aussi « bonze » d’après le dico des rimes) donc bof… On se contentera d’attendre 2012, l’année du flouze... En anglais, ça marche mieux me souffle-t-il : « 2011 (twenty-eleven), a year in heaven », enfin pas littéralement hein, la famille a déjà assez donné en 2010 donc on se satisfera pleinement d’un « heaven on Earth ».
Pour nous, si 2009 aura été placée sous le signe du voyage et des rencontres, 2010 aura été l’année de l’installation (avec un joli statut de Résident Permanent) et des départs de pas mal d’amis. 2011 sera celle des grands projets et d’une nouvelle aventure, d’un genre différent, dont on vous parlera lorsque ce sera un peu plus avancé (pour couper court à toute rumeur: non, je ne suis pas enceinte).
Comme un symbole et parce que je suis un peu folle, je me suis littéralement jetée à l’eau, comme je l’avais fait l’année dernière, lors de la 91e Polar Bear Swim sur English Bay. Un grand ciel bleu sans nuages, 2 dehors, 6 dans l’eau, autant vous dire que je n’y suis pas restée longtemps… Tout ça pour un badge qui n’est même pas aussi joli que l’année dernière (pourquoi l'ours fait la gueule, il est pas content d'aller se baigner??) !

polarbear-copy.jpg
Et pour ceux que ça intéresse : je me prends encore des belles gamelles mais je progresse en snowboard, j’ai bon espoir d’arriver à descendre les pistes vertes correctement d’ici la fin de saison… Et je ne me suis toujours rien cassé (je touche du bois...)


Bonne année !

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 04:39

Après deux "temps des fêtes" passés en territoire nord-américain et 1 mois de musique de Noël en boucle au centre commercial, je commence à connaître les personnages emblématiques païens qui peuplent cette période donc je vous fais partager.

Par ordre d'importance:

santa-and-elves-caroling.jpg Santa Claus (dont le diminutif est Santa) et Mme Claus, alias le Père et la Mère Noël. Le nom est dérivé de Saint Nicolas mais Santa Claus vient bien le 24 décembre et non le 6 décembre comme St Nicolas dans les chaumières d'Alsace et d'autres pays.

A noter que Santa, comme pas mal de célébrités et de gens riches, fait son "vieux beau" et a jeté la vieille Mère Noël pour une plus jeune (et en général peu habillée si l'on en croit Istock.com et Google Images), attirée par le moyen de locomotion luxueux, les candy canes (sucettes traditionnelles en forme de canne, d'où le nom) et les cadeaux sans doute...

Et comme Santa est trop occupé pour tout faire tout seul, surtout avec la nouvelle Mrs Claus, il a embauché une armée d'elfes, les "Santa's little helpers", pour l'aider.

Il a aussi un troupeau de rennes qui tractent son traîneau dans les airs, fièrement emmené par Rudolph the red-nosed reindeer.

C'est vrai qu'il est mignon Rudolph avec son nez tellement rouge qu'il brille dans la nuit et éclaire le chemin pour Santa mais après 1 mois à bouffer du Rudolph en boucle (pas littéralement hein, à la radio), j'ai plutôt envie de prendre une carabine et d'aller à la chasse moi... rudolf-and-reindeer-friends.jpg

On se demande comment ils faisaient les 8 autres rennes (Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donner et Blitzen) avant que Rudolph ne débarque en 1939 dans un compte de Noël commandé par un grand magasin, complété par une chanson en 1949... Les 8 compagnons ont eux été "inventés" en 1823 par Clement Clark Moore dans le poème "Twas the night before Christmas" (aussi connu sous le nom "A visit from St. Nicholas") qui est apparemment un grand classique de la veillée familiale du 24 décembre aux Etats-Unis et dans le  reste du monde anglophone. C'est vrai que c'est plutôt bien écrit (bon, faut comprendre l'anglais)...  

N'oublions pas le méchant de l'histoire: le Grinch, qui a volé Noël selon le livre du Dr Seuss en 1957 (et plus tard Jim Carrey).

grinch.jpg

Le dernier pour la route, c'est "Frosty the Snowman" (Givré le bonhomme de neige) qui n'a rien à voir avec le Père Noël mais est un personnage de chanson et de TV populaire.

frosty-the-snowman.jpg

L'iconographie du Noël anglo-saxon ne serait pas complète sans ces objets incontournables que l'on trouve dans toutes les maisons et qu'on voit dans tous les films américains:

6167353-a-plate-of-cookies-and-a-glass-of-milk-in-front-of-

- le sapin bien sûr, avec l'étoile au sommet

- l'assiette de cookies et le verre de lait, parce que ça creuse de livrer des cadeaux toute la nuit (maintenant vous comprenez pourquoi Santa a un peu d'embonpoint!)

P1050011.JPG

 

- pas de chaussons au pied du sapin ici mais des chaussettes ("stockings") pendues au manteau de la cheminée (à défaut de cheminée, on a fait avec les moyens du bord) que Santa va remplir de cadeaux...

 

candy-cane-eggnog.jpg

- les candy canes et l'eggnog (lait de poule, vendu sans alcool dans la plupart des supermarchés) pour que les enfants patientent.

 

 

Pour l'ambiance musicale, les grands classiques non religieux en plus de ceux cités ci-dessus parce qu'il n'y a pas de raison que je sois la seule à souffrir: "Jingle Bells (même musique que "Vive le vent") bien sûr et le "Jingle Bell Rock" de Bobby Helms, "Santa Baby" (Eartha Kitt et repris par tout le monde de Madonna aux Pussycat Dolls en passant par Kylie Minogue et bien d'autres toutes aussi pénibles les unes que les autres), "Wonderful Christmas Time" dont je découvre avec stupeur que l'auteur n'est autre que Paul Mac Cartney (d'un coup, il redescend dans mon estime), "Happy Christmas (War is over)" de son compère Lennon (période Yoko), "It's the most wonderful time of the year" (Andy Williams), "Winter Wonderland", "Silver Bells" et "White Christmas" dans un seul medley des Carpentiers (3 pour le prix d'1), et l'incontournable "Santa Claus is coming to town". La voici version Springsteen (malheureusement ce n'est pas celle qui tourne en boucle au centre commercial, ni celle des Jackson 5):

 

Sur ce, je vous dis joyeux Noël, merry Christmas!
Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : images du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 20:00

Voilà le récit tant attendu de mes nouvelles mésaventures au ski... ou plutôt, au snowboard cette année. Bon, ça date un peu (15 jours) mais j'ai été pas mal occupée ces derniers temps et les week-ends n'ont pas été de tout repos jusqu'à hier.

Après une expérience "skiesque" en demi-teinte l'année dernière, je me finalement décidée à apprendre plutôt le snowboard, ça a l'air plus fun et moins "vieux jeu", surtout quand on débute. Cette fois-ci, pour faire les choses bien, je me suis visionné des vidéos sur le thème "Learn how to snowboard/ Snowboard 101", en anglais tant qu'à faire histoire de savoir à peu près ce que le prof allait nous demander...

Le jour J, de bonne heure et de bonne humeur, j'étais fin prête: incollable sur la théorie et rembourrée de partout façon système D, prête à affronter une journée les fesses dans la neige en compagnie de 2 copines débutantes aussi et de David à la caméra. Monsieur, âme charitable devant l'Eternel, a en effet préféré s'en tenir au ski, qu'il a appris en classe de neige il y a 15 ans et maîtrise assez pour se risquer sur les pistes bleues et se moquer de moi que de s'essayer à apprivoiser de nouvelles sensations. On a eu de la chance, la neige était bien poudreuse et le temps superbe.

vue-seymour.jpg

Le début a été assez pitoyable, il faut l'avouer, mais petit à petit on apprend à "ressentir" sa planche, sa position et on comprend vite que tout est question de répartition des forces sur ses appuis et de regard (ça me rappelle mes cours d'auto-école tiens: "ne regarde pas ton capot, regarde loin, si tu regardes l'obstacle forcément tu vas foncer dedans!").

La première leçon consiste à apprendre à glisser (comme sur un skateboard) pour pouvoir se déplacer sur terrain plat et prendre le télésiège, à s'arrêter (très important! et que je n'avais pas appris à faire en ski, sauf en tombant) et à déraper face à la pente d'abord et face au sommet ensuite. La leçon n°2, probablement la semaine prochaine, me verra apprendre à tourner en passant d'une carre sur l'autre et à lier mes virages pour que la descente soit fluide... Ouais, ok, la fluidité je suis pas sûre que ça vienne tout de suite mais bon si déjà j'arrive à comprendre comment tourner, je serai contente!

Comme je sens bien que vous n'attendez qu'une chose, des images, et que je suis sympa, je vous offre un petit montage réalisé par David pendant la leçon. Evidemment, quand on maîtrisait un peu mieux notre sujet à la fin de journée en descendant une piste verte, il n'était pas là pour vous montrer nos progrès! Par contre, le coup de la corde remonte-pente, j'avoue que je n'ai jamais réussi à rester accrochée plus des 3/4 de la piste et que je me la suis systématiquement finie (voire faite en entier) à pied... C'est l'une des raisons qui nous a d'ailleurs poussées à se lancer sur la piste verte (équipée d'un vrai remonte-pente) et à quitter la piste "débutants".

vue-seymour2.jpg

Bilan de la journée (6h en réalité car la station n'était pas encore ouverte jusqu'à 22h il y a 15 jours): même si nous sommes pas mal tombées, évidemment, nous nous sommes bien amusées et ça faisait plaisir de sentir les progrès au fur et à mesure que nous pratiquions ce que le prof nous avait expliqué. Quelques courbatures (aux épaules et pectoraux!) le lendemain mais aucun os cassé à déplorer, même si je me suis fait très mal au coccyx sur une chute assez tôt dans la journée, malgré mes protections, et un peu tordu le genou sur ma dernière descente du télésiège (le fait que celui qui se la jouait pro sur le siège précédent mais s'est étalé de tout son long à l'arrivée n'a pas aidé). Je confirme ce que j'ai pu lire ça et là sur internet: il faut bien compter 15 jours pour que le coccyx se répare tout seul...

moi-snow.jpg

Du coup, le week-end dernier, après avoir fait une petite photo avec le Père Noël en visite dans le centre commercial où je travaille, nous avions décidé de changer d'air en allant dans l'état de Washington, sur les traces de la série Twin Peaks à Snoqualmie. Il ne faisait pas froid mais pas de bol, nous avons eu droit à un déluge non-stop pendant plus de 24h! Pour illustrer, voici les chutes de Snoqualmie avant (quand David y était allé début octobre, pas non plus au milieu de l'été)...

  http://lh6.ggpht.com/_oPixE-x12pg/TK5lo1Ow8UI/AAAAAAAAMyY/i-7f0sJ0mjw/s912/IMG_7735.JPG... et après (vidéo):

 

Comme il pleuvait décidément trop, nous avons roulé vers l'est, traversant les montagnes couvertes de sapins enneigés, en espérant trouver le soleil dans la petite bourgade pittoresque de Leavenworth.

http://lh6.ggpht.com/_oPixE-x12pg/TQ7knaV2jrI/AAAAAAAAM1M/A366sohSwvg/s800/P1040998.JPGJ'avais appris l'existence de ce patelin il y a quelques mois en lisant un blog de Français en vadrouille et je m'étais promise d'y aller un jour. C'est chose faite, nous n'y retournerons probablement pas mais c'était à voir! Leavenworth, c'est un peu comme Las Vegas pour le côté carton-pâte mais sans les paillettes et les casinos. A en croire le site internet, c'était une ville de pionniers tout à fait classique dont l'économie reposait sur l'industrie forestière et reliée au reste du monde par une voie de chemin de fer. Le jour où celle-ci a fermé, il semblait bien que l'arrêt de mort de Leavenworth avait été signé mais c'était sans compter sur la détermination de ses habitants qui n'ont rien trouvé de mieux pour survivre que de se tourner vers le tourisme dans les années 60. Ne me demandez pas qui a eu l'idée saugrenue de décréter que la solution était de transformer la ville en réplique de village bavarois mais ça a marché! Leavenworth est dorénavant une alternance de restaurants, hôtels et magasins de souvenirs tous plus germaniques les uns que les autres, en apparence du moins. Ironiquement, nous avons mangé dans un restaurant italien (très bon d'ailleurs)... Une petite station de ski nordique familiale aide à apporter à la ville son lot de touristes.

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 03:26

Voilà, j'ai eu un mois entier pour vous parler de "Movember" et je m'y colle une fois que la bataille est finie mais c'est l'intention qui compte et comme ça vous serez prêts pour l'année prochaine...

Non, je n'ai pas fait de faute d'orthographe, je voulais vraiment écrire Movember (ou Movembre en français) et non, il ne s'agit pas d'une nouvelle tendance qui voudrait qu'en novembre on bouge son corps (move=bouger pour les non-bilingues)...

Movember est un phénomène qui nous vient d'Australie, se propage dans le Commonwealth, les Etats-Unis et quelques autres pays aussi différents que l'Espagne et la Finlande et qui fleure bon la mode d'antan, celle où le mâle arborait fièrement une moustache. Ou la mode indienne mais eux ils l'ont tout le temps alors ça ne compte pas...

http://www.motichoor.com/images/Moustaches%20of%20India2.jpg

Bref, il paraît que tout ça c'est parti d'une soirée arrosée entre potes à Melbourne, Australie, en 2003 où quelques joyeux lurons ont décrété qu'ils se laisseraient pousser la moustache pendant tout le mois de novembre pour attirer l'attention du grand public sur la santé au masculin. En effet, il y a tout un tas de campagnes montrant des paires de seins, d'événements pour lever des fonds et d'accessoires tous plus roses et flashys les uns que les autres pour soutenir la lutte contre le cancer du sein mais il n'y avait pas vraiment d'équivalent pour les hommes et le cancer de la prostate. Il paraît aussi que ces messieurs sont plus timides que les filles lorsqu'il s'agit de parler de santé, surtout lorsqu'il y a des problèmes, et qu'il ne sont pas des adeptes du médecin, surtout lorsqu'il s'agit de faire des tests/dépistages/suivis (c'est les journaux qui le disent en tout cas).

Donc voilà, petit à petit, "Movember" est né de la fusion de moustache et de novembre. La règle: à partir du 1er novembre, ta moustache tu laisseras pousser et tu entretiendras et ce jusqu'au 1er décembre. Prenant le contrepied des classiques (le ruban rose de la lutte contre le cancer du sein, le rouge du Sidaction, le jaune pour soutenir les troupes armées US de par le monde et les vétérans), c'est un ruban naturel, 100% pur soies d'hominidés, que ces messieurs ont choisi d'arborer pour montrer que la lutte contre le cancer de la prostate leur tient à coeur et rappeler à leurs confrères qu'il faut se faire examiner régulièrement mais sans les mettre mal à l'aise en abordant le sujet de façon frontale (rappelons-le, ces messieurs sont timides). Genre: "Ah tiens, salut! tu vas bien? Chouette moustache!", "Ouais merci! Movember! [clin d'oeil] Allez, à plus!". Voilà, d'après les journaux, qui ont l'air de maîtriser le langage masculin, ce genre d'échange, à première vue d'une grande pauvreté, cache dans ses non-dits une richesse insoupçonnée des personnes de sexe féminin dont la conversation dans le même contexte aurait duré au bas mot 1/2h avec échange d'anecdotes, de conseils et d'adresses de gynécos... Ils sont forts ces mecs...

Evidemment, exprimer son soutien, c'est bien gentil et ça permet peut-être de faire un peu de prévention mais vous me direz que ça ne fait pas avancer le schmilblick en matière de lutte contre le cancer lui-même. Certes, et c'est pour cela qu'une campagne est menée en parallèle pour récolter des fonds pour financer la recherche. Dieu merci, pas de Téléthon (pas à ma connaissance du moins) mais plutôt des actions locales comme ils ont l'habitude de faire (faudra que je vous en parle un jour aussi tiens). Et aussi des actions dans les bars où les consos étaient à prix réduit pour les moustachu(e)s... En effet, attirées par l'alcool et la débauche, il y a eu une recrudescence de femmes à moustache dans les bars (Mo-Sistas qu'on les appelle, pour accompagner les Mo-Bros - abréviations de Brothers/Sisters en américain). Sauf  que le potentiel capillaire des Canadiennes (ne parlons même pas de celles d'origine asiatique) étant bien inférieures à celui de leurs consoeurs lusitaniennes (mes excuses aux femmes natives du Portugal victimes du cliché), elles avaient opté en masse pour le postiche en carton à la Hercule Poirot.

http://www.bluemantshirts.com/images/bfs_slogans/finished/MOVEMBER%202010.png

 

J'espère juste qu'une partie des bénéfices liés à ces ventes d'alcool a servi à financer la cause... Et en même temps, je comprends la logique: la moustache va à tellement peu de monde (oserais-je dire à personne né après 1945?) qu'il faut bien saoûler les jeunes filles afin qu'elles oublient l'accessoire disgracieux!

En tout cas, après la moisson de médailles aux JO de Vancouver, c'est encore un succès du Canada sur la scène internationale: après avoir fini 2ème en 2009, les Canadiens ont battu les Australiens cette année au concours de qui-qui-lèvera-le-plus-de-fonds-pendant-Movember. Ils étaient très fiers, ça a même fait l'objet d'un article dans The Province (je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas: c'est un peu l'équivalent du Parisien que  e lis pendant ma pause déj')... Mais vraiment, prions pour que la mode de la moustache ne revienne pas...

Allez, un lien pour que vous aussi, vous vous marriez un peu: le Flickr de Movember Canada.

http://images.starpulse.com/news/media/Brad-Pitt-Stache-1.jpg

Par Katy
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 15:00

Catherine Laborde en direct de Vancouver... Je sais, la météo encore! mais c'est de saison (même si on est d'accord qu'il n'y a plus de saisons ma pov' dame), et puis j'aime bien vous faire rêver devant les photos de mon chez moi (surtout qu'il y en a - une en tout cas - qui ne peuvent pas les voir sur Facebook) :)

 

Après mon article sur l'automne la semaine dernière, le temps a bien changé et l'hiver est arrivé sous la forme d'un front froid venu de l'Arctique qui serait d'ailleurs totalement indépendant de La Niña (qui est censée nous apporter un hiver froid et neigeux si vous suivez), une coïncidence, si l'on en croit les experts interrogés au journal TV que je regardais en suant sur mon tapis, bien au chaud dans la salle de sport (c'est pas parce que c'est l'hiver qu'il faut se laisser aller à accumuler trop de gras). 

Samedi soir, c'était la tempête de neige en ville (et je ne vous parle pas de la campagne environnante, du nord de la province et de Vancouver Island, en comparaison, Vancouver joue petit bras) et il a bien dû tomber 2 ou 3 cm, voire plus selon les endroits, entre 22h et le petit matin.

11th.jpg

w12th

Puis, plus rien mais le froid, lui, est resté, et la neige aussi dès qu'on sort des grandes artères passantes.

snowman

 Cette nuit, la météo annonçait que la température allait descendre à -10, ressenti comme -17 à cause du vent, et un maximum de -6 pour aujourd'hui (maximum, vous avez bien lu). Du rarement vu à Vancouver en Novembre! Les ouvriers municipaux installaient même des toiles de jute sur les palmiers au bord de la plage d'English Bay pour qu'ils ne gèlent pas...

A entendre les ouvriers du bâtiment se plaindre (légitimement hein!) qu'ils étaient engoncés dans leurs 4 couches de vêtements et perdaient 50% de productivité, je me demandais quand même comment font les mecs dans les provinces des Prairies pour qui le -10 ressenti qu'on avait hier est limite une belle journée printanière... Faut croire que c'est une question d'habitude, et de vêtements aussi sans doute...

Le Vancouverite est donc frigorifié et le fait savoir (le Vancouverite aime bien se plaindre mais au fond je suis sûre qu'il préfère ça à la pluie) mais l'ouverture des stations de ski devrait faire passer la pilule. Celles qui n'ont pas ouvert le week-end dernier se lanceront cette semaine. Et puis la ville sous son petit manteau blanc est juste magnifique, et quand le soleil se lève et projette ses rayons orangés sur les montagnes enneigées qui se découpent sur le ciel bleu comme ce matin, on se dit que ça vaut le coup de faire quelques sacrifices pour avoir la chance d'aller au boulot avec des jolies images plein la tête...

sunrise-mtn.jpg

(bon, ok, je les vois d'un peu plus loin quand je suis chez moi 
mais quand je vais au boulot,
j'ai tout le panorama sur les montagnes
quand je tourne la tête aux intersections!
Oui, le froid ne me décourage pas,
j'y vais encore en vélo)
 arbre

feuilles2

Pas de bol, ils annoncent un réchauffement et de la pluie pour ce week-end... Mais j'ai une ou deux idées d'articles en stock pour changer les idées...

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 16:40

... c’est la fête à la grenouille!

Pas tant que ça en fait mais c’est de saison… Je me rends compte que ça fait un moment que je n’ai pas fait d’article sur la météo donc il est temps de faire un petit bulletin automnal, ne serait-ce que pour répondre à ceux qui atterrissent ici parce qu’ils se demandent comment est la vie à Vancouver en novembre !


Pour mémoire, novembre à Vancouver l’année dernière, c’était assez déprimant… L’été s’était étiré jusqu’à fin octobre et ensuite il avait plu quasi sans discontinuer jusqu’en décembre. Nous n’avions pas pu admirer les belles couleurs de l’automne alors que cette année, nous avons eu droit à une vraie transition. Certes, de l’avis général (jamais contents !), elle est arrivée un peu trop tôt avec un septembre frais et pluvieux mais il semblerait que l’excédent de pluie de septembre ait été porté au crédit de la pluviométrie de novembre et le soleil automnal nous offre de superbes lumières qui se prennent dans les feuilles multicolores des rues bordées d’arbres et des parcs.

ist2_10833733-vancouver-stanley-park.jpg

Dans l’après-midi, lorsqu’il y a un rayon de soleil, c’est une lumière orangée qui éclaire les murs blancs de notre appartement dans les arbres (bon, il faut quand même allumer la lumière tôt, on est orientés au nord…)

Ajoutez à cela un peu de pluie, et vous pouvez vous retrouver avec un arc-en-ciel de folie (la photo est sans doute un peu retouchée mais pas tant que ça et on voyait vraiment l’arc d’un bout à l’autre mais je n’avais pas mon appareil avec moi donc j’emprunte à Ingrid Gallery):

rainbow-vancouver.jpg

rainbow-vancouver-2.jpg
 Et d’après ce que j’ai pu voir à travers les statuts Facebook des uns et des autres, le temps a l’air plutôt meilleur ici que chez vous… pas pire en tout cas…


Malheureusement, chaque nouvelle journée de pluie fait tomber les feuilles un peu plus et détrempe celles qui sont par terre, leur donnant une couleur maronnasse très moche. Vous me direz, ce n’est pas très grave, depuis le changement d’heure, comme le soleil se couche à 16h30, on ne voit pas grand-chose… Et quand le ciel est bas et gris et qu’il y a du crachin comme hier, c’est comme s’il avait fait nuit toute la journée. Je ne vous cache pas qu’on se prend un bon coup au moral lorsque l’on passe à l’heure d’hiver, le premier dimanche de novembre… Heureusement, cette année, il faisait beau et j’en ai profité pour aller me balader en bonne compagnie pour admirer ces fameuses couleurs d’automnes.
Novembre est une période de transition, rien de bien passionnant à l’horizon (tout le fun est en octobre avec Thanksgiving et Halloween puis en décembre) et c’est le moment idéal pour retourner à la salle de sport car il en est fini des randos (sauf pour les « hardcores » qui terminent leurs randos en raquettes à la lumière d’une lampe frontale) et la saison des sports d’hiver n’a pas encore commencé.
Il a déjà neigé un peu sur les sommets, la station de Whistler prévoit d’ouvrir le 25 novembre, les journaux ont parlé en long en large et en travers de La Nina qui est susceptible d’apporter avec elle froid et neige (l’inverse du phénomène El Nino qui a obligé le Comité Olympique de Vancouver à déployer des trésors d’ingéniosité et une armada de camions-bennes l’année dernière) et tout le monde trépigne d’impatience en attendant de pouvoir aller batifoler dans la poudreuse. J’ai moi-même investi dans un snowboard et vous ferai, le moment venu, le récit de l’épisode 2 de « Katy au ski », qui promet d’être aussi glorieux que le premier

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 22:46

Oui, je suis allée en France, j'en suis revenue et il faudrait que j'écrive les réponses à mes questions mais en attendant l'inspiration, attardons-nous sur un sujet plus frivole (mais néanmoins important) qui a donné lieu à un fou rire au bureau l'autre jour...

En plus, çe devrait encore améliorer mon classement dans les recherches Google portant sur le Poppy Day (eh oui, avec petit mariage simple, c'est ce qui m'amène le plus de visiteurs qui n'avaient pas prévu d'atterrir ici - et hop d'une pierre deux coups...). Pour mémoire: l'article en question pour tout savoir, ou presque, sur pourquoi les gens au Canada et dans les pays anglo-saxons portent un coquelicot sur le coeur au mois de novembre.

 

Bref, revenons en à nos moutons.

La semaine dernière, une gentille dame s'est présentée à l'accueil pour avoir des renseignements sur la façon de procéder pour qu'un de ses amis, âgé, vétéran et handicappé (sortez les violons), puisse vendre les fameux coquelicots dans le centre commercial afin de récolter des fonds pour l'Association des Anciens Combattants. Le Monsieur en question l'avait déjà fait l'année dernière mais ce n'était pas très officiel (mes collègues avaient fermé les yeux, ils n'avaient pas osé l'expulser...). Cette question n'étant pas de mon ressort, ni une ni deux, je décroche mon téléphone et appelle ma collègue (je vous la fais en VO avec traduction parce que si je fais tout en français, il n'y a rien de drôle):

 

- Hey, do you have a minute to explain to the lady how she can get an authorization to sell poppies in the mall? [hey, peux-tu expliquer à la dame comment faire pour avoir l'autorisation de vendre des coquelicots dans le centre commercial?]

- (silence, hésitation) Hein?

- The lady here has a friend who would like to sell poppies... [la dame a un ami qui veut vendre des coquelicots]

- .........

- Poppies. You know... for the vets? [des coquelicots, tu sais? pour les vétérans.]

- ... hmmmmm.........

- Yes.... well... November 11, you know?

- OOOOOOOOOOOOOH POhppies

- Yes....................

- It totally sounded like puppies. Sure, send her in! [J'avais compris qu'elle voulait vendre des chiots. Bien sûr, dis-lui de venir dans mon bureau!]

 

Un exemple parmi tant d'autres du "cute French accent" si mignon... J'ai fait une erreur stratégique aussi: si je lui avais parlé tout de suite du 11 Novembre, elle aurait fait le rapprochement mais là, mon "vets" a ajouté à sa confusion. Je voulais dire "veterans" mais, ne sachant trop comment prononcer ça correctement (certes, ça n'aurait pas été pire que "poppies"), j'ai utilisé l'abbréviation qui peut aussi servir à désigner les vétérinaires... Forcément, elle n'a rien compris...

 

 *****

Petit cours de prononciation à usage des francophones pour éviter des situations frisant le ridicule:

 

Poppy (coquelicot) / Puppy (chiot):

On dit:

Poh-ppy ("o" comme dans "or" et en faisant un peu traîner la première syllabe) pour la fleur

Peuppy (en enchaînant rapidement les 2 syllable) pour l'animal

 

Warm (chaud) / Worm (vers de terre): histoire que vous évitiez de dire "il fait vers de terre" lors d'une canicule (c'est arrivé à une amie qui se reconnaîtra si elle passe par là)

On dit:

Wôrm quand il fait chaud

Weurm  (comme dans beurk) pour l'invertébré

 

Beach (plage) / Bitch (salope): un grand classique...

J'ai rencontré une bitch à Kitsilano biiiiitch la semaine dernière.

 

Les 2 premiers sont des exemples de prononciation canadienne, il est possible que les Anglais prononcent un peu différemment (et je ne parle pas des Irlandais et Ecossais...) et je ne sais pas si nos amis British se laissent aller à traiter quelqu'un de "bitch"...

Par Katy - Publié dans : Chroniques canadiennes - Communauté : paroles d'expats
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés