Carte postale d'Epinal

Publié le par Katy

Voilà, dans un mois c'est le grand départ (enfin vu l'heure qu'il est ce sera plutôt la grande arrivée)...

Bizarrement, à force d'en parler depuis des mois à tout le monde, de dire toujours la même chose, de vanter les mérites du Canada à coup de "Il paraît", "On m'a dit",  "J'ai lu", cette nouvelle vie a pris des allures de carte postale et les mots ressassés deviennent des coquilles vides de sens jusqu’à ce qu'on puisse se construire notre carte postale "vivante" avec nos images, nos émotions, nos mots...

A l'inverse, dans quelques mois, la carte sera tellement fournie qu'on ne saura comment la raconter, lui donner vie et un sens pour les autres, hors des clichés... mais aussi tellement dedans car un lieu commun ne le devient pas sans raison. Mais me voilà repartie à me projeter, à anticiper avant même d'être partie et alors que la grande préoccupation du moment reste de se débarrasser de tout ce qui nous encombre encore...
 
D'ailleurs, à la question "et ça te fait pas bizarre de tout vendre?" (entendu un nombre incalculable de fois depuis quelques semaines), la réponse est définitivement "Non!".
Au contraire, c'est plutôt un sentiment de soulagement qui nous envahit : le signe que l'on touche au but. Et chaque objet vendu est une bonne nouvelle, un peu de sous qui viennent grossir la cagnotte et un obstacle matériel bête et méchant en moins sur notre chemin*... En ces temps de consumérisme exacerbé, ça fait aussi du bien de remettre les compteurs à 0 et de ne garder que le (presque) strict minimum pendant quelques temps : des sous (parce qu'on ne vit pas dans le monde merveilleux de Mickey), le chéri, les papiers administratifs, les fringues, un toit (fixe ou monté sur roues)... Bon on garde quelques accessoires pour le plaisir quand même, ne vous inquiétez pas : appareil photo, ipod et ordinateur portable sont prêts à nous accompagner fidèlement sur les routes!

En fait, le stress ne monte pas vraiment (pas encore?). C'est plutôt l'impatience et aussi l'envie que notre rêve, qu'on a essayé de baliser (plus que planifier), prenne enfin corps avec ses tours, ses détours et ses imprévus.
Voilà l'humeur du jour depuis quelques temps et il était temps que je fasse un petit billet dessus...
 
 
* reste juste le problème du chat mais on va y arriver...
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