Culture: hostie de câlisse de tabarnak

Publié le par Katy

Félicitations, vous venez d'apprendre 3 gros mots en québécois...

A l'heure de la sortie en DVD du très dispensable "Bienvenue chez les ch'tis", je me suis intéressée, expatriation oblige, à la production filmographique d'une autre région du folklore francophone: le Québec. 
 
Lorsque nous arriverons là-bas, on va faire une escale de quelques jours au Québec et il est donc utile de connaître quelques expressions usuelles locales, mais il ne faut pas oublier qu'on va s'installer en partie anglophone du Canada... Pour résoudre ce dilemme, nous avons choisi pour nous divertir ce soir un film représentatif de l'ensemble du Canada : bilingue et parlant de hockey (sport national devant le curling), avec même un petit intermède animalier avec notre ami le castor.

Dit comme ça, je vois bien que vous n'êtes pas convaincus... Mais effacez vos petits sourires sceptiques car bientôt vous me supplierez de vous prêter le DVD de "Bon cop bad cop", sorti en 2006. 

Pour vous présenter un peu l'histoire, je dirais d'abord qu'on peut classer ce film dans la catégorie des polars comiques :
Une enquête sur un tueur en série est menée tambour battant par deux flics que tout oppose, un Ontarien coincé de Toronto et un Québécois "cool"... Une équipe genre Bullit et Rippert (mais version Kad et O. dans "Qui a tué Pamela Rose?" of course). Jusque là, rien que de très classique me direz-vous. Mais saupoudrez-y un peu d'humour anglophone, une grosse dose d'accent québécois et des situations burlesques (notamment un castor qui se prend pour De Niro) et vous tenez un film totalement déjanté. 

Je rassure ceux que le coté "hockey" pourrait rebuter, c'est juste un prétexte pour capter l'intérêt du canadien moyen et l'attirer dans la salle de ciné.

Les dialogues passent de l'anglais au québécois à un rythme effrené mais pas de panique, vous pouvez suivre ce qui se passe grace aux sous-titres pour sourds et malentendants. Certes, les sous-titres sont en québécois mais en général on comprend l'esprit si ce n'est la lettre des expressions du cru. Et puis le flic québécois est sympa, il explique en anglais à son "partner" (et à nous par la même occasion) la signification et le mode d'emploi des idiomes québécois.

En conclusion, je dirais: "Faites pas chier les Canadiens avec le hockey" (anglo ou francophones, c'est peut-être ça le secret de l'unité nationale qui chancelle mais tient bon?).

  


Désolée, y'a pas les sous-titres sur l'extrait...

Ah oui, j'ai oublié l'argument qui tue: il y a le Michel Galabru québécois qui joue dedans... Je vous jure, c'est son cousin d'Amérique.
 
 
Publicité

Publié dans My tailor is rich

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article