Le VBC, qu'est-ce que c'est?
Le VBC, tout d'abord, c'est une PME de 12 personnes (en comptant le patron, les 5 salariées, les 3-4 stagiaires, les 2 chiens et les plantes vertes) qui gère un club auquel les entreprises adhèrent pour faire des relations publiques avec leurs prospects et clients. Et il faut reconnaître que le fondateur a eu une idée de génie et que ça marche plutôt bien...
Le fondateur et actuel gérant de l'entreprise-président autoproclamé du club (que nous appellerons Charles Townsend ou Charlie, rapport à la série Drôles de dames), nous y reviendrons largement dans ces chroniques et vous aurez l'occasion de faire petit à petit sa connaissance donc je vais plutôt vous présenter ce qui fait la spécificité de l'équipe du VBC : les chiens...
En effet, les deux animaux de compagnie de Charlie passent toutes leurs journées (et parfois leurs soirées) dans les locaux du VBC. Ben oui, réfléchissez, lui-même passe plus de temps au bureau que chez lui et quel est l'intérêt d'avoir des chiens si c'est pour ne pas les voir et qu'ils restent seuls dans un appartement parisien de 50 m², je vous le demande? En plus, il faut quand même les sortir 2 fois par jour...
Le problème, c'est que ce ne sont pas des mini-chiens. Non, ce sont de beaux et grands chiens, du genre qui font se retourner les filles dans la rue, qui valorisent le maître et en font un mâle, un vrai ! J'ai donc le plaisir de vous présenter :
Rantanplan : surnommé ainsi à cause de sa vive intelligence, ce chien a des tendances monomaniaques assez préoccupantes, comme celle d'aller systématiquement chercher un "cadeau" dans la poubelle pour offrir à chaque visiteur qui entre dans le bureau. Obsédé par la nourriture, il aime aussi renifler le cul des gens (en particulier des jeunes femmes en jupe, mais pas que) et devient agressif lorsqu'on le contrarie ou qu'on touche à Tata F., une ancienne du VBC qu'il aime beaucoup... A part ça, tout va bien.
Peluche : surnommé ainsi à cause de sa grosse fourrure blanche qui donne envie de lui faire des câlins (à condition d'être très enrhummé et de ne pas sentir son odeur pestilentielle).
Sur l'image, vous avez la version "chien joyeux qui s'amuse", au bureau c'est plutôt la version "chien neurasthénique". Faut dire que si je puais autant que lui et qu'un périmètre de sécurité empêchant toute personne ayant un sens de l'odorat normal d'approcher à moins de 5 mètres s'était spontanément créé, je doute que je ne sois très heureuse.
A l'inverse de Rantanplan qui est très accueillant quand un visiteur arrive, Peluche a tendance à leur foncer dessus en aboyant et a même mordu une ou deux personnes au début. Pourtant il est très gentil mais, en bon chien de berger, il considère les VBCiennes comme son troupeau de brebis et laisse s'exprimer ses instincts protecteurs. Mais à le voir couché au milieu du bureau, amorphe, il inspire la pitié et on se demande quand aura lieu sa première tentative de suicide (à supposer qu'un chien puisse se suicider). A noter aussi qu'il voue un amour sans bornes à son maître et que, dès que celui-ci passe la porte pour sortir, le chien se colle derrière pour attendre son retour.
Prochaine étape : la visite des bureaux, animée par le maître des lieux en personne...