Chroniques du square de la ville?

Publié le par Katy

En lisant cet article puis celui-là ce matin, je me suis dit qu’heureusement j’ai déjà été virée du VBC, avec toutes mes indemnités et pas à cause de mes « Chroniques VBCiennes »… Certes, je n’avais (et n’ai toujours) pas 40 000 lecteurs et la probabilité que mon désormais ex-boss tombe dessus était réduite mais on ne peut jamais exclure le hasard ou la délation comme dans le 1er article. Les Vancouverites sont très « laid-back » (c’est comme ça qu’on dit cool, relax) mais je ne suis pas sûre qu’ils soient plus coulants avec ce qui se passe sur la toile donc ici aussi j’imagine qu’il faut faire attention, même si j’ai surpris plus d’une fois l’un des patrons de la boite à surfer sur Facebook pendant les heures de bureau (mais il est sympa et c’est le fils du big boss, il fait ce qu’il veut, y compris des pauses petit-dej de 45 minutes chez Starbucks avec le journal du jour alors qu’il vient d’arriver au bureau) et même si j’ai officiellement le droit d’aller sur Facebook vu que j’ai été désignée « responsable de la page Facebook de la boîte » (que j’ai créée), ce qui ne m’autorise certes pas à me connecter avec mon compte perso mais je peux toujours plaider que je me suis trompée d’identifiant/mot de passe, la force de l’habitude vous voyez...

 

Justement, ces derniers jours, m’ennuyant ferme, j’ai envisagé la possibilité de commencer les Chroniques du Square de la Ville histoire de m’occuper la tête et les mains mais je ne suis pas sûre qu’il y ait suffisamment de matière pour les alimenter. Ca a beau être à l’autre bout du monde, c’est SSDC : « same shit, different country » (voir Urban Dictionnary). Une PME familiale reste une PME familiale avec un Patriarche vieillissant et aux idées bien arrêtées et une ribambelle de rejetons (3, c’est une ribambelle ?) plus ou moins utiles à la compagnie, surtout quand ladite compagnie tient plus du passe-temps (qui arrondit quand même les fins de mois) qu’elle n’est la source du patrimoine conséquent de la famille.

 

Il y a certes quelques moments rigolos que je dois aux clients du centre commercial aux requêtes parfois étonnantes :

 

 - J’ai fait tomber mes clés dans les toilettes et la chasse d’eau les a emportées, vous pouvez m’aider ?

 

- Il y a une femme qui panique dans le parking, sa voiture est fermée à clé, les clés sont dedans et son bébé aussi.

 

- Bonjour, je voudrais vous parler du papier toilette de vos WC, j’ai remarqué que c’est du simple épaisseur. -Oui Madame, y a-t-il un problème (soupir retenu, non-mais-qu’est-ce-qu’elle-a-la-vieille-c’est-pas-assez-doux-à-son-postérieur-ou-quoi)? -Non, pas du tout, mais j’aimerais en connaitre la marque car c’est très difficile à trouver dans le commerce et pourtant ça bouche moins les canalisations que le double ou triple épaisseurs et blablabla » pendant 5 minutes sur les mérites comparés des différents types de PQ…

 

- Bonjour, on m’a volé mon vélo 2 fois en 2 jours à l’entrée ouest. – Hum, que je comprenne : on vous l’a volé hier, vous l’avez récupéré et on vous l’a revolé aujourd’hui ? – Non, on m’en a volé un hier et j’en ai racheté un qui a été volé aujourd’hui. – Z’avez vraiment pas de bol vous (le malchanceux était un Français en PVT en plus)

 

- Bonjour, je suis chargée, j’ai une réunion à la mairie en face un peu plus tard mais avant j’ai pas mal de courses à faire et je voulais savoir si je pouvais vous laisser mes affaires pendant quelques temps ? J’imagine qu’il y a tout le temps quelqu’un dans le bureau. Vous avez bien un endroit pour les objets trouvés ? » (non mais j’ai une tête de consigne à bagages ?)

 

M’enfin, moi je m’en fiche un peu de tout ça depuis mon poste d’observation de l’accueil… Je souris, je suis polie même avec les clients les plus stupides, je rends service, je me rends tranquillement indispensable et je n’ai probablement jamais été moins stressée de ma vie. Les moments les plus stressants de ma journée doivent être quand je me pose des questions comme « comment je m’habille ? », « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? », « qu’est-ce que je fais ce week-end ? » ou « qu’est-ce que je peux bien faire pour avoir l’air occupée et cacher ce que je suis vraiment en train de faire qui n’a rien à voir avec le boulot ? ». Et c’est divertissant d’essayer de comprendre ce qui se dit pendant les discussions en farsi (iranien) saupoudrées ici et là de mots français et anglais… Globalement, même si les journées paraissent longues (c’est relatif, je finis à 16h30 et ait amplement le temps de faire autre chose après), l’ambiance est assez sympa et un petit apéro par-ci par-là avec deux collègues arrivées dans l’entreprise peu avant moi devraient réussir à me faire tenir sans trop souffrir jusqu’à la fin de mon contrat en septembre.

 

Suite au prochain épisode… ou pas…

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Publié dans Chroniques VBCiennes

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N
<br /> Attention ! Tu as écris "même les clients les plus stupides" ....<br /> <br /> On ne sait jamais ! Si certains se reconnaissent... :-)<br /> <br /> <br />
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